Ça sent le jet set : Acte II

Enregistré dans : Uncategorized — Nita at 8:17 pm on Lundi, février 4, 2008

Je l’ai dit auparavant, lors de ma naissance, ma fée marraine me dota du plus extraordinaire des dons : celui de pouvoir flairer le jet set à des milles à la ronde. Et encore une fois, mon sens accru de l’odorat me permit de ne rien manquer des événements mondains du week end…

Ainsi, après quelques jours passés dans le quartier de mon dulciné, j’étais de retour dans mon merveilleux chez moi qu’est Hochalaga. Mais en arrivant à la station Viau, expression de surprise et visage estomaqué m’attendait. Un vent nouveau semblait maintenant souffler sur cette contrée du chandail de loup.

Dehors, juste à l’endroit où je prends habituellement l’autobus, une limousine blanche attendait sagement. Que se passait-t-il donc? J’ai pensé un instant que quelqu’un avait enfin compris toute l’importance de ma personne et de la préservation du suède de mes bottes face à la slush. Mais la limousine prit soudainement la route alors que je laissais aller mon esprit à ces douces rêveries.

Puis une autre limousine, noire cette fois, passa lentement devant la station. Puis encore une autre. Et une autre. Et une autre. Cinq limousines en moins de 2 minutes? La situation était plus qu’anormale. Les médias annoncent depuis des années que Hochelaga serait bientôt un endroit in et branché pouvant porter le titre de nouveau Plateau. En était-on déjà rendu à ce moment? Si rapidement? Je m’éclipsais trois petits jours chez mon amoureux et bang! à mon retour les limousines couraient les rues, Guy Laliberté promenait son chien et le quartier était officiellement devenu le Plateau Maisonneuve.

La présence de policiers un peu plus loin souleva toutefois le doute et mon sourcil droit. L’équation se fit dans ma tête : des policiers… cinq limousines… cinq… Ginger, Sporty, Scary, Baby, Posh. C’était maintenant clair comme de l’eau de roche : les Spice Girls avaient profité de leur passage à Montréal pour jouer aux tourites et visiter le Biodôme de nuit. Victoria et David Beckham étaient passés à peine quelques mètres de moi. Une simple vitre teintée, un trottoir et 6 policiers de 200 livres nous avait séparé. Quel événement!

Fébrile, mon amoureux et moi nous sommes donc approchés d’un groupe de policiers pour demander, impatients de se prouver d’avoir été si futés.

 - Pardons messieurs, pourquoi toutes ces limousines, qu’est ce qu’il se passe?

- Le Show Harley les jeunes! Les belles filles ça voyagent dans le luxe.

Pas de Spice Girls. Pas de Plateau Maisonneuve. Rien de branché. Rien de jet set. Tout ce remue-ménage pour des sosies de Johnny et Louise dans les Lavigueurs et un peu de boucane.

De l’autre côté de la rue, un gars de bicycle saoul se faisait embarquer dans une voiture de police. Plus loin une réplique siliconée de Marie-Chantale Toupin entrait dans une limousine. Et moi pendant ce temps, j’embarquais dans un autobus, les pieds complètement détrempés parce que je ne suis pas assez jolie pour voyager dans le luxe.

Le bon vieux Hochelaga dans toute sa splendeur. Merci fée marraine.  

Noël c’est l’amour?

Enregistré dans : Uncategorized — Nita at 4:31 pm on Vendredi, janvier 4, 2008

Vous, oui vous, garçons et filles! Vous qui vous plaignez chaque année de votre triste sort et de votre si odieuse situation. Vous croyez que votre Noël en famille fut digne d’un film d’horreur? Non pas parce que votre oncle est soudainement devenu fou et s’est mis à trancher votre tante à grands coups de couteau électrique au Réveillon, la situation aurait été un peu trop divertissante, mais plutôt parce que vous vous êtes fait répéter, répéter et encore répéter que vous étiez porteur du mal, voire de la honte du siècle : le célibat.

Pendant une semaine, on vous a pointé du doigt. On vous a mis en quarantaine dans le sofa de vos grand-parents pendant que le reste de la famille s’échangeait des photos de bébé. Vos jeunes cousins et cousines se sont même faits interdire le droit de vous adresser la parole de peur de contagion.

Y’a déjà pogné la picotte, la grippe, le rhume, les hemoroïdes, la scarlatine pis la gastro c’t'enfant là. Faudrait pas qui devienne célibataire à vie en plus!

Consolez-vous, passer Noël en couple est loin d’être un remède miracle et présenter son nouvel amoureux à la famille peut également prendre des allures cauchemardesques. Je ne croyais jamais pouvoir écrire cette phrase, mais cette année, je me suis presque ennnuyée de l’époque où ma grand-mère me tapait la cuisse en disant: Piiiiiiiis ma belle Andrée-Anne, as-tu rencontré quelqu’un là?

On n’y pense pas, mais présenter son nouvel amoureux, c’est synonyme de tomber de 10 étages dans la grande tour de la crédibilité. Je suis arrivée chez mes parents tel un clône du  mot perfection à ses yeux. Une semaine plus tard, j’avais perdu mon jardin secret.  J’étais dorénavant sans secrets heureux mais encore pire, j’étais également sans secrets gênants. Et ces déclarations, ce n’est pas moi qui s’est chargée de les crier au grand jour, oh non. C’est la famille elle-même.

- Andrée-Anne quand elle était petite elle a fait ci, elle a dit ça, elle était comme ci, elle était comme ça. T’en rappelle tu la fois qu’elle a blablabla.

Et ainsi de suite pour l’adolescence. 

Et l’adulescence.

Et la vie en général.

Merci famille. Mais la palme de la solidarité va sans doute à ma grand-mère qui s’est empressée de dire à ma nouvelle flamme que je n’étais pas une femme à marier car je n’avais aucune qualité ménagère.

Qu’on se le dise, la brigade familial est prête. Qu’on se pointe en solo ou en duo devant le sapin. Personne ne pourra y échapper.

Jeune fille cherche attention

Enregistré dans : Uncategorized — Nita at 6:28 pm on Jeudi, décembre 13, 2007

Je croyais sincèrement qu’être en couple me rendrait heureuse. J’avais imaginé cette vie possible si longtemps. J’étais certaine qu’en faisant entrer quelqu’un dans ma vie, mon existence serait tout à coup aveuglée par l’amour, que le bonheur dicterait ma route  et que ma joie deviendrait comparable à celle d’une comédie musicale. Mais non. Plus les jours passent et plus je dois avouer que la réalité est finalement toute autre. 

Avoir un garçon, ou devrais-je plutôt dire avoir CE garçon à mes côtés, révèle au grand jour les côtés les plus obscures de mon autrefois si charmante personne. Car oui, il fut un temps où j’étais blonde, gentille, drôle et agréable. Voilà une époque belle et bien révolue! Tout ce qu’il en reste, ce sont les cheveux blonds. Je suis dorénavant une jeune femme compétitive et contrôlée par la jalousie la plus extrême.  

Et n’allez pas penser que je suis jalouse des autres filles. Hen, hen. Ça serait un peu trop facile. J’irais pleurer dans les bras de l’être cher et il me caresserait la tête en disant : “Mais non, tu sais que c’est toi la plus belle”. Ma situation est beaucoup plus complexe et gênante à admettre : je suis jalouse de mon propre chum. Jalouse de mon propre chum. Qui pourra me consoler?

Ce que j’aimais de lui au départ, c’est que tout le monde l’apprécie. Que je le présente à n’importe qui, que je le trimbale n’importe où, tout le monde l’adore dès la première seconde. C’est un chum absolument parfait. Et là est tout le problème : mon chum est plus populaire que moi! Les projecteurs sont éteints et la célibataire urbaine ne brille désormais plus, elle vit dans l’ombre d’un garçon de 6′3″.

Avant c’était moi la gentille que tout le monde appréciait dans les soirées, dans les fêtes et dans les activités. Maintenant j’entre quelque part et on ne cesse de me harceler :

- Il est où ton chum?

- Il est vraiment trop gentil ton chum!

- Hahaha! Ton chum est trop drôle!

- Tu peux venir mais amène ton chum!

- Ton chum blablabla mignon blablabla adorable blablabla intelligent.

D’accord, je sais, mon chum est rempli de belles qualités, c’est pour cette raison que je l’aime. Mais comme Rose en train de mourir dans l’eau glacée en finale de Titanic, je dirai : Mais y’a moi!, coup de sifflet, Mais y’a moi!”. J’existe encore. Je suis tellement désespérée que je m’habille maintenant en paillettes à chaque sortie juste pour m’assurer de briller plus que lui.

Pour Noël, ne me donnez pas de cadeaux. Donnez moi de l’attention s’il-vous-plait.

 

Il était une fois

Enregistré dans : Uncategorized — Nita at 11:17 am on Samedi, novembre 10, 2007

Une jeune fille nommée Andrée-Anne, qui désespérée d’enfin trouver l’amour en terre montréalaise, créa un blogue pour y décrire ses boires et déboires. Elle devint ainsi ce personnage que vous avez à la fois tant aimé et détesté suivre : la célibataire urbaine.

Et parce que vous aimez les histoires qui se termine bien, parce que vous avez été là dans les hauts comme dans les bas, je vous dois la conclusion de la mienne.  

Certains le savent probablement déjà puisque l’information circule à la vitesse de l’éclair sur Internet, la maintenant feue célibataire urbaine ne porte plus que le titre d’urbaine. Fini le célibat, le grand lit vide et les samedis après-midi passé à regarder les couples heureux déambuler sur la rue. Tout comme Cendrillon, Blanche-Neige et Peau d’Âne, moi aussi j’ai eu ma chance, moi aussi j’ai enfin pu trouvé mon prince charmant.

Il n’est arrivé ni en carosse, ni couvert d’un costume tissé de fils d’or. Mais il est arrivé avec les bonnes paroles au bon moment et ça, c’était bien assez pour moi. C’est une histoire beaucoup moins incroyable que celles auxquelles je vous ai habitué, c’est une histoire un peu comme toutes les autres, celle d’un garçon et d’une fille qui se rencontre et qui finissent par bien s’aimer. Mais c’est la mienne, alors pour moi, elle est absolument extraodinaire. 

Et où ai-je donc réussi à le dénicher ce si charmant garçon? Parce que ce n’est un secret pour personne, j’en ai ouvert des huitres vides et remplis de mollusques avant d’ouvrir celle contenant la perle rare. Alors, ce garçon, l’ai-je rencontré dans un événement hyper couru? Croisé dans un bar ultra branché? Aperçu dans une foule remplie de gens fanatiques du jet set?

Non. Aussi ironique la situation puisse-t-elle paraître, j’ai rencontré l’amour en bloguant. J’ai parcouru la ville en entier, des bars aux pharmacies et il était juste là, à quelques mots, de l’autre côté de mon écran d’ordinateur. On cherche toujours trop loin ce qui est pourtant si près.

Je devrais sérieusement penser offrir cette chance à d’autre et transformer ma page en blogue-rencontre. Un candidat par semaine qui prendrait le contrôle de mon défunt site pour se faire connaître et nous présenter une partie de son univers. Ça serait une chouette visibilité et si ça fonctionné pour moi, pourquoi pas pour d’autres? La célibataire urbaine tentant de rendre les gens heureux à son tour. Chantal Lacroix serait si fière de moi….

Et comme toutes les histoires, espéront que la mienne se terminera sur les mêmes notes que les grands classiques. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d ‘enfants.

Les joies de l’ordinaire

Enregistré dans : Uncategorized — Nita at 6:06 pm on Jeudi, août 23, 2007

C’est dans un élan d’humilité que j’oserai enfin l’avouer aujourd’hui : oui, il m’arrive parfois d’avoir tort. Et cette fois, j’ai fait une erreur de taille. Je ne l’admettrai toutefois qu’à voix basse car j’aime croire que je frôle la perfection et que ma façon de penser est aussi brillante qu’un lingot d’or sous le soleil des tropiques.

Ainsi, ma merveilleuse amie et richissime colocataire Gen a fait l’acquisition d’une énorme télévision HD dans la dernière semaine. Ok. Je sais pertinemment que j’ai toujours craché avec hargne sur le fait de choisir l’ennuyeux cocooning aux sorties mondaines, mais je dois maintenant revenir sur mes paroles : j’aime la télévision. La haute définition est définitivement l’invention la plus extraordinaire depuis l’arrivée du Portefolio correcteur de teint Lise Watier. Toutes les vedettes dont j’ai tant envié la beauté, toutes celles devant qui les garçons s’amusent négativement à nous comparer sont enfin vues sous leur vrai jour : ordinaires, moches et sans éclat. Et quel divin moment de grâce. Je reste des heures entières sans bouger, j’ai les yeux rivés sur l’écran plasma et je passe mes jeudis soirs à jubiler devant l’imperfection.

Au diable l’époque des cocktails et des 5 à 7 branchés. Rien ne peut dorénavant battre les pattes d’oie, l’acnée, les vergetures, la cellulite, les dents jaunes, les yeux croches, les rides et le maquillage désastreux des supposés canons de beauté de notre beau star système. La haute définition est officiellement la fin d’un règne de terreur et de comparaison pour la jeune fille ordinaire. Tout le monde est maintenant sur le même pied d’égalité… tout le monde sauf peut-être Véronique Cloutier. Oui, ça me fait un peu mal de l’admettre car je ne l’ai jamais particulièrement aimée, mais notre Véro nationale est sans doute la seule pour qui les effets du HD semblent s’inverser, alors qu’elle est passée de passablement ordinaire à quasi superbe. Il y aura toujours des exceptions à la règle.

Non, ce n’est pas un retour

Enregistré dans : Uncategorized — Nita at 10:51 pm on Lundi, août 6, 2007

Mais on hait tu ça les Internets dans la vie? Horrible informatique, monstrueux ordinateurs, ignoble technologie. J’ai envie de lancer mon MacBook par le grillage de la porte patio tellement je suis hystérique de rage. Mais je ne le ferai pas car j’aime ce portable plus que la prunelle de mes yeux et que le changement de mon lecteur DVD vient tout juste de me coûter la modique somme de 600$. Quelle aubaine! Le seul élément positif relié à cette histoire : j’ai pu découvrir Laval et son extraordinaire carrefour en me rendant au Apple Store. Non, Laval n’a pas que des points négatifs! Cette ville s’est aussi enorgueillie d’un beau centre commercial offrant une panoplie de vêtements mode à rabais, puisque les Lavalois ignorent encore ce qu’est la tendance actuelle. Mais passons…

Comme vous l’avez sans doute remarqué, mon blogue était disparu du monde cybernétique depuis quelques semaines. Règlons vite un point: ce n’est pas parce que je le voulais, loin de là! Dans mon conte de fée, les archives de la célibataire-urbaine allaient demeurer en ligne jusqu’à ce qu’elles sombrent dans l’oubli le plus total, c’est-à-dire deux mois. Mais tout comme vous, je me suis réveillée un matin et tout était soudainement disparu. Ma page n’était plus disponible. Que se passait-il donc? J’ai cliqué, recliqué, actualisé, tapé l’adresse avec un http:, retapé l’adresse sans http: . Rien à faire. J’ai regardé sous mon lit, dans ma tonne de linge toujours pas plié, dans mon garde-robe. Nada. Mon blogue était bel et bien disparu quelque part dans le néant. Alors je me suis assise devant l’écran et j’ai attendu les bras croisés qu’il se répare de lui-même. Si un robot peut le faire, un blogue le pouvait aussi.

Une semaine, deux semaines, trois semaines. Le bureau était maintenant rempli de graines de pain, de verres à moitié vide et d’ongles rongés. Mais toujours pas de blogue. Je devais donc agir et pour ça, j’avais besoin d’un expert. Alors j’ai harcellé tous les gens de mon entourage susceptibles de connaître quelque chose en informatique.

- Connais-tu ça l’informatique toi?
- Bah, disons que je sais comment ouvrir un ordinateur…
- Super. Répare mon blogue!
- Mais je viens juste de te dire que je connais rien…
- Je m’en fout! Aide moi!
- Allo? Je sais juste peser sur démarrer!
- Pis ça? Trouve une solution!!
- Hey! T’es ben hystérique!

Bien entendu j’ai perdu la moitié de ma liste d’amis dans cette lutte, mais j’ai finalement réussi à trouver une âme samaritaine capable de résoudre mon problème. C’est donc dans la joie et l’allégresse que mon blogue est revenu en ligne ce matin.

Attendez?! Ai-je bien dit dans la joie? Non, plutôt dans la frustration et l’oeil sorti de la tête puisque mes derniers textes sont disparus dans un trou noir cybernétique. Et là, absolument aucun moyen de les rescaper, même avec une bouée de sauvetage et l’aide non négligeable des Forces armées Canadiennes. Mon beau texte d’adieu est mort. Vos gentils aurevoirs sont éteints. Non mais, on hait tu ça les Internets dans la vie? Horrible informatique, monstrueux ordinateurs, ignoble technologie…

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